Tous les jours, vous utilisez votre portable, votre ordinateur, des services numériques, etc. et laissez une multitude de traces sur internet (achats, historiques de vos déplacements, likes, etc.). L’utilisation de ces données personnelles peut vous échapper alors que ces informations vous appartiennent. 

Avez-vous conscience du volume de vos données collectées et de l’usage qui en est fait ?

Dans un environnement numérique complexe, lié à la maîtrise des données et à la protection de l’individu, la question prend toute son sens aujourd’hui, à un moment où la data devient de plus en plus critique. En effet, nous nous trouvons dans une situation paradoxale où les entreprises organisent la collecte et l’utilisation massive des données tandis que les individus se dessaisissent du sujet sans avoir réellement conscience des enjeux.

Dans ce contexte, un concept nouveau , le Self Data (ou données personnelles)  est apparu en Europe. Il vise la réappropriation par chacun de ses propres données personnelles, aujourd’hui disséminées et "captives" des organisations, afin de renforcer le pouvoir d'agir de chaque individu.

Une soif de données toujours plus grande

La donnée personnelle peut se définir comme la production, l’exploitation et le partage de données personnelles par les individus, sous leur contrôle et à leurs propres fins. 

Une donnée (data) à caractère personnel est une information produite, exploitée et partagée par les individus eux-mêmes et qui permet d’identifier directement ou indirectement son propriétaire.

Exemples : nom, n° d’immatriculation, n° de téléphone, photographie, date de naissance, commune de résidence, empreinte digitale, etc. 

La tendance est aujourd'hui à la collecte de toujours plus de données sur les clients ou usagers. Grâce au Big Data, les entreprises et les organisations (telles que les GAFAs, qui excellent dans ce domaine) espèrent tout savoir de leurs utilisateurs pour gagner du temps, anticiper leurs besoins, prendre de l’avance sur leurs concurrents grâce à leur capacité de traitement de ces données.

Face à cela, les citoyens s’inquiètent de la sécurité de leurs données, et plus particulièrement de leurs usages. Selon le Baromètre CDC-ACSEL, 40% des Français craignent l’utilisation abusive des données par l’administration et 48%, celles des données bancaires ou personnelles.  

Aussi, pour les entreprises, jouer le jeu du Self Data, c’est l’opportunité d’établir à nouveau un rapport de confiance avec leurs clients, et de disposer de données de bien meilleure qualité pour améliorer les relations avec les utilisateurs afin de proposer de nouveaux services plus adaptés à leurs besoins.

Un nouveau standard pour la MAIF

La MAIF souhaite donc mettre en oeuvre une nouvelle politique qui permette à  chacun de se réapproprier ses datas et leur utilisation grâce à des services innovants, accessibles très facilement via un espace de stockage personnel ("cloud") et sécurisé.

En effet, la mutuelle expérimente depuis 2016 avec d'autres partenaires, la remise à disposition des données personnelles grâce au projet MesInfos, élaboré avec la FING ("think and do-tank", spécialisé dans l'innovation).

En parallèle, la MAIF a également investi dans la startup Cozy Cloud, avec pour objectif d'offrir aux sociétaires leurs propres clouds personnels et de généraliser cette démarche basée sur la confiance.

Grâce au « cloud personnel », il vous sera possible de gérer la production, l'exploitation et le partage de vos propres données personnelles afin de : 

  • récupérer l’ensemble des données qui vous concernent et qui sont détenues par les organisations, 
  • alimenter une base avec les données captées grâce aux objets connectés, 
  • utiliser votre "cloud" et ses services innovants comme interface avec tous les systèmes d’information tiers, et ainsi, reprendre la main sur vos données personnelles. 

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