L'analyse

La pratique sportive en collectivité n’a rien d’évident pour les personnes atteintes de pathologies. Et la pratique non encadrée peut être risquée. De temps en temps, il faut rencontrer un professionnel capable d’écouter et d’accompagner. C’est mon métier ! À  la différence d’un éducateur sportif traditionnel, spécialiste d’une discipline, j’ai été formée pour accompagner les personnes touchées par une affection de longue durée ou un handicap. En proposant des activités adaptées aux limites et aux capacités de chacun. On commence par un bilan et on poursuit par des séances. Le but est d’amener petit à petit la personne vers l’autonomie, avec un programme qui lui correspond. Je ne laisse pas les personnes seules. À tout moment, elles peuvent m’appeler pour faire un point ou me demander conseil. La coopération avec les professionnels de santé se développe doucement. La Haute Autorité de Santé, consciente de cette problématique, a publié, en octobre 2018, un guide pour aider les médecins à prescrire du sport sur ordonnance. Mon activité n’est pas prise en charge par la Sécurité sociale. Toutefois, pour ceux qui n’entrent pas dans le dispositif mis en place par la MAIF (lire p.  9), notre profession accepte les chèques emploi-service (Cesu) qui font bénéficier d’un crédit d’impôts.

Christelle pougnaud,

intervenante à domicile spécialisée en activité physique adaptée

“Je suis éducatrice sportive, formée pour accompagner les personnes touchées par une affection de longue durée”