Le MAIF Social Club au festival d’Avignon

En juillet, l'équipe du MAIF Social Club était au Festival d'Avignon. Dans le cadre du partenariat avec l’ Espace Etoile Avignon - MAIF et le théâtre du Train Bleu, les équipes ont proposé au public, trois spectacles « Hors les murs » du Train bleu.
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Espace etoile festival Avignon

En juillet, l’équipe du MAIF Social Club était au Festival d’Avignon. Dans le cadre du partenariat avec l’ Espace Etoile Avignon – MAIF et le théâtre du Train Bleu, les équipes ont proposé au public, trois spectacles « Hors les murs » du Train bleu.

Actrice du changement et de l’innovation, MAIF soutient des projets engagés mais aussi artistiques. C’est pourquoi cette année, elle s’associe au Train Bleu, la plus grande structure du OFF d’Avignon. Un moyen de soutenir et de donner de la visibilité aux artistes émergents. Le festival était l’occasion de réfléchir aux enjeux écologiques et d’égalité Homme/Femme grâce à trois spectacles : « Brèves du futur », « Une belle inconnue » et « Ces filles-là ».

Résumé des spectacles :

Brèves du futur


Et si les terres agricoles devenaient infertiles. Si l’on transformait les théâtres en réserves, les acteurs devenus des animaux en voie d’extinction. Ces idées saugrenues et bien d’autres encore sont nées des rencontres entre Julien Guyomard et des habitants du village de Villeréal dans le Lot-et-Garonne, à l’occasion du Festival 2016 des Futurs Conditionnels. De cet imaginaire partagé, le metteur en scène a tiré les Brèves du futur, quatre histoires qui développent successivement quatre situations d’anticipation, prenant place dans un avenir possible, aussi redoutable que drôle.

Du public disposé en U s’extraient cinq interprètes qui font vivre par leur seul jeu ces étranges fictions, improbables et probables à la fois. Urgence écologique, monétisation des rapports humains et bien d’autres problématiques contemporaines peuplent ces univers, certes un peu délirants, mais dont on sent qu’ils germent déjà.

affiche breve du futur


Mère célibataire en Seine-Saint-Denis, Hafsa nage tous les jours une heure trente pour anesthésier sa rupture et se sentir à nouveau vivante. Un soir, à la piscine, elle rencontre par hasard Yaya, un adolescent sans-papiers fan de mythologie grecque. Entre Hafsa et Yaya se tisse une relation qui n’a pas encore de nom, une belle inconnue, qui, peu à peu, transforme radicalement Hafsa.

Monologue de cinquante minutes inspiré d’une vingtaine d’entretiens réalisés à Sevran (Seine-Saint-Denis) autour de la question de l’hospitalité, Une belle inconnue est un conte de fée moderne, très librement adapté du voyage de Jason et des Argonautes : une histoire d’aujourd’hui, où l’amour, la maternité et la famille sont plus vastes, plus puissants et plus inattendus qu’on ne le prévoit. Qu’est-ce que c’est, aimer ? Sa famille, son conjoint, ses amis, un inconnu ? Et qu’est-ce que c’est accueillir ? Comment s’y prépare-t-on ? Comment cela nous décentre-t-il ? Nous bouleverse-t-il ?

Ces filles-là


À l’école de Sainte Hélène 20 filles grandissent ensemble, toujours dans la même classe. De la maternelle au lycée, elles forment un groupe uni. Elles sont « meilleures amies » jusqu’au jour où : Biiip – Tweeet – Clic ! Nous sommes en cours d’histoire et toute la classe reçoit un texto : une photo de Scarlett, toute nue. C’est le début du harcèlement, le début d’un match impitoyable au cours duquel un groupe de filles en affronte une. Pour raconter cette histoire, un seul personnage, le groupe des filles de la classe qui juge, condamne et insulte : Un choeur de filles nous explique l’histoire de Scarlett… à sa place. Face au public : Des comédiennes, en ligne, au milieu d’un terrain de sport, ghetto-blaster en main, baskets bien lacées, regardent les gens droit dans les yeux pour leur dire « entre filles, il faut se serrer les coudes ».

Pour comprendre un peu plus le travail : Ces filles-là est un spectacle aux règles du jeu cachées. Une tentative, différente chaque fois, de trouver comment prendre la parole. Un texte choral à la distribution improvisée. Cette distribution aléatoire traduit la façon dont une pensée individuelle s’annule parfois au sein d’un groupe, le poids que les normes sociales exercent sur une pensée intime. En contrepartie, elle est aussi motrice de complicité via les choralités et les rassemblements qu’elle occasionne au plateau. À l’image d’un match sportif, La Collective Ces Filles-Là aime créer des règles, toujours les mêmes, pour que le jeu, lui, ne soit jamais le même.

Affiche Ces filles-là
Ces filles-là Crédits photo @ Victor Guillemot
Une belle inconnue Crédits photo @ Thomas Pendzel
Brèves du futur Crédits photo © Louis Fernandez