La multiplication des systèmes de contrôle autonomes des véhicules devrait améliorer la sécurité sur les routes dans les années à venir.
Cependant, la reprise en main du véhicule dit « autonome » en situation à risque reste un point délicat.

Des travaux menés en laboratoire par le Centre d'investigations neurocognitives et neurophysiologiques (Ci2N) de Strasbourg et co-financés par la Fondation MAIF et la Fondation VINCI autoroute, ont permis de mesurer la capacité des automobilistes à reprendre le contrôle de leur véhicule équipé d’un régulateur de vitesse adaptatif et d’une assistance au maintien dans la voie de circulation. 

L’étude révèle notamment un allongement du temps de réaction et des risques de perte de trajectoire avant une complète reprise en main du véhicule. Il apparaît donc essentiel de sensibiliser les conducteurs au bon usage des systèmes d’assistance à la conduite et de les accompagner dans la phase de transition vers le véhicule autonome.

Découvrez l'étude


Réalisée sur simulateur de conduite, l’étude consistait à demander à 60 sujets d’effectuer un trajet autoroutier de 53 kilomètres. A partir du 10è kilomètre, les conducteurs devaient activer et maintenir en permanence les outils de contrôle longitudinal (régulateur de vitesse adaptatif) et transversal (contrôle de trajectoire). Ils pouvaient reprendre le véhicule en main s’ils estimaient que la situation le nécessitait. 


 

Une conclusion s'impose : les voitures 100% autonomes ne sont pas pour demain !
 

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