Réussir ses vacances, ce n’est pas seulement un enjeu financier. C’est aussi une nécessité stimulante, une question de plénitude existentielle. Rien ne doit obscurcir cette fenêtre de liberté !

« Nous sommes tombés en panne d’embrayage à Ankara et avec l’aide de MAIF Assistance, ce fut réglé sur les chapeaux de roue, témoigne Jean-Yves. Même plus efficacement qu’en France ! » Le monde est un village que nos sociétaires explorent avec délectation. Ils savent que leur assureur sera là si une panne ou un problème survient. Même si leur camping-car est volé sur le parking d’un supermarché de Séville. Même en cas de salmonellose au Maroc. Aux antipodes, comme dans un département voisin.

Incontestablement, cette protection permanente est libératrice. Désormais, chaque année, trois Français1 sur quatre voyagent. Un sur quatre va à l’étranger ou dans les Dom. Et ceux qui partent font, en moyenne, presque cinq voyages par an. Le modèle de la grande et unique migration estivale est derrière nous.

Que nous apprennent les vacances ?

Désormais, les vacances peuvent être plus courtes et fractionnées. Elles n’en sont pas moins importantes : « Il ne faut pas mesurer les vacances en durée, mais en intensité d’apprentissage, explique le sociologue Jean Viard. Bien sûr, c’est différent d’aller quinze jours au festival d’Avignon et quinze jours sur une plage, même si c’est tout à fait complémentaire. Pendant les vacances, on ne cherche pas à apprendre pour apprendre, mais on voit d’autres cultures, d’autres personnes, on apprend à surfer ou à se servir de son corps autrement... »

Des séjours plus courts, plus nombreux et plus intenses

Cette fragmentation réduit les risques de « rater ses vacances ». On ne mise plus sur un long séjour, mais sur plusieurs expériences riches à vivre au cours de l’année. Ainsi, des propositions nouvelles émergent, comme le tourisme solidaire : « C’est encore une niche, mais il y a un intérêt croissant, constate Célia Lobstein, coordinatrice de projets à l’association E-changeons le Monde. Il y a une quête d’authenticité, et c’est pourquoi nous proposons des séjours qui privilégient de vrais moments de rencontre avec les habitants des pays visités. »

Pour réussir leurs vacances, les Français dépensent en moyenne 5 % de leur budget. Pour comparer, c’est plus que pour l’habillement ou la santé (moins de 4 % chacun), mais moins que pour les loisirs et la culture (7,8 %). Ce budget très raisonné a développé de nouveaux services. Avant de réserver, de plus en plus souvent sur internet, il devient habituel de lire des commentaires d’utilisateurs. Indispensable pour éviter les fameuses arnaques de l’été qui peuvent laisser de douloureux souvenirs.

Partager des biens, c’est bien

Pour les mêmes raisons, de nouveaux services collaboratifs participent à la recherche d’un bon rapport qualité/prix, en favorisant les échanges entre particuliers. La MAIF favorise le phénomène en offrant son expérience d’assureur à des start-up partenaires : Guest to Guest (échange de maisons), Yescapa (location de camping-cars),  Koolicar (autopartage), Samboat (location de bateaux)...

Tous les services


En quelques clics, il devient possible d’emprunter une planche de surf sur Mutum ou de trouver une place dans la voiture d’un particulier sur Covoiturage-Libre (le site qui ne prend pas de commission !). « La force de ces services entre particuliers, c’est l’humain, souligne Benoît Panel, cofondateur de Yescapa. Avant de prêter les clés de son camping-car, un propriétaire prendra soin d’expliquer comment fonctionne son véhicule en donnant des conseils, des astuces, en partageant son expérience… »

Mais ce serait faux de réduire les vacances à des déplacements lointains. Certains préfèrent rester chez eux. C’est le cas d’Hélène, sociétaire MAIF : « Le tourisme se réduit souvent à de la consommation plus ou moins grégaire de paysages et distractions, au détriment des ressources naturelles pillées et bétonnées, et des populations folklorisées et aigries ! » L’esprit des vacances peut se savourer à domicile : barbecue, découverte du patrimoine local, repas entre amis… Avez-vous constaté que plus d’un million de piscines ont fleuri dans les jardins des particuliers ?

Que rien ne gâche vos vacances

Jean Viard estime qu’un Français sur dix a horreur des voyages : « D’autre part, il ne faut pas oublier les 20 % de la population qui aimeraient partir, mais ne peut pas. C’est un facteur d’exclusion : celui qui a des vacances pauvres s’enfonce progressivement dans un décalage avec la modernité… » A contrario, des vacances stimulantes, riches de rencontres et de découvertes, nous construisent intensément. C’est pourquoi nous investissons en elles avec tant d’attention.

Il y a tant d’enjeux socioaffectifs durant ces périodes clés que le moindre incident est vécu plus douloureusement que le reste de l’année. Tous les services de la MAIF y sont préparés. « Quand vous voyez arriver un festivalier tuméfié, victime d’un vol avec agression, il faut vraiment tout mettre en œuvre pour lui permettre de traverser cette épreuve », souligne Giovanna Panni, militante à la délégation MAIF d’Avignon.

Même lors d’une simple panne de voiture, sur la route des vacances, il est nécessaire d’être à l’écoute des conséquences vécues par ces sociétaires. Pour trouver la meilleure solution et les rassurer. Déjà, il est possible de suivre l’arrivée de certains dépanneurs sur un téléphone, une innovation utile pour mieux vivre ces moments d’attente. Parce que rien ne devrait pouvoir gâcher vos vacances !


1. Ces chiffres concernent les résidents en France métropolitaine de 15 ans et plus.

2. Étude « Consommation et modes de vie » du Credoc, juillet 2016. 

 

© DR, Stéphanie Têtu pour Picturetank, Virginie Jullion, service Communication IMA - Illustration : Gaëtan Heuzé.